Mise à jour : 30/04/2026
La sécheresse, c’est quoi ?

La sécheresse correspond à un déficit de précipitations plus ou moins long, mais suffisant pour que les sols et la flore soient affectés. Ce phénomène peut être cyclique ou exceptionnel, avec des conséquences variées : assèchement des cours d’eau, déstabilisation des milieux naturels, impact sur l’approvisionnement en eau potable, augmentation du risque d’incendies…
Les épisodes de sécheresse pourraient se répéter année après année. En cause, notamment, le changement climatique : modification de la répartition des pluies et augmentation des températures.
Sécheresse estivale ou hivernale ?
Aux effets de la sécheresse, s’ajoute en été l’augmentation des volumes consommés pour l’activité humaine en période de fortes chaleurs (irrigation, davantage de douches, remplissage des piscines…) : la quantité d’eau disponible diminue.
La sécheresse peut aussi survenir l’hiver, on parle alors de « sécheresse hivernale ». Elle est d’autant plus problématique que l’automne et l’hiver sont propices à la recharge des nappes. En été, l’eau rejoint plus difficilement les nappes souterraines, elle a tendance à s’évaporer, à ruisseler (sur les sols secs) ou à être captée par la végétation.
Les différents niveaux d’alerte sécheresse

Pour faire face aux périodes d’insuffisance de la ressource en eau, la Préfecture peut prendre des mesures exceptionnelles, graduelles et temporaires de limitation ou de suspension des usages de l’eau non prioritaires pour les particuliers et les professionnels, selon 4 niveaux de gravité :
- Niveau 1 – Vigilance : information et bons gestes
- Niveau 2 – Alerte : restrictions des usages de l’eau
- Niveau 3 – Alerte renforcée : durcissement des restrictions des usages de l’eau
- Niveau 4 – Crise : maintien unique des usages prioritaires
Sécheresse, où en est-on dans la Vienne ?
Les pluies intervenues entre mi-janvier et mi-février ont été bénéfiques pour les ressources en eau du territoire. Les niveaux ont remonté rapidement, bien qu’ils soient partis d’un niveau relativement bas. Une recharge hivernale a ainsi pu être observée pendant cette même période. Sans être exceptionnelle, elle reste globalement satisfaisante. Nous sommes désormais entrés en période de vidange (ou d’étiage), durant laquelle les nappes souterraines se vident naturellement. La période estivale s’engage donc dans une situation plutôt correcte. Toutefois, un épisode sec au printemps ou en été, accompagné de températures élevées, n’est pas à exclure. Certains captages pourraient alors se révéler fragiles, notamment en cas de sécheresse, de fortes chaleurs ou de sur-sollicitation.
Dans tous les cas, même plein, le réservoir d’eau sous nos pieds est assez limité dans la Vienne. La faute à la géologie locale : le Seuil du Poitou est le lieu où se rejoignent le Bassin parisien et le Bassin Aquitain, c’est une « petite montagne hydrogéologique », avec des nappes essentiellement superficielles et des volumes nécessairement contraints.
Aussi, Eaux de Vienne et Grand Poitiers appellent chaque foyer à utiliser l’eau de manière raisonnée, tout au long de l’année. Il existe de nombreux écogestes, simples à adopter chez vous : dans la cuisine, la salle-de-bain, le jardin… Retrouvez-les sur notre page dédiée au sujet.