Où vont les eaux usées domestiques ?

La collecte

Les eaux usées sont collectées par le biais d’un réseau d’assainissement.
Ce réseau est constitué :

  • de canalisations qui permettent l’acheminement par gravité des eaux usées vers les systèmes d’épuration.
  • de postes de relèvement, équipés de pompes, pour remonter les eaux jusqu’au niveau de l’usine de traitement lorsque la configuration du terrain ne permet pas un écoulement satisfaisant. 

Ce réseau peut être unitaire ou séparatif. S’il est unitaire, les eaux usées et les eaux pluviales sont évacuées dans une même canalisation. En revanche, s’il est séparatif, deux types de collectes peuvent exister :

  • une canalisation collecte exclusivement les eaux usées, les eaux pluviales non collectées étant traitées par infiltration
  • deux canalisations distinctes évacuent les eaux usées et les eaux pluviales.

Les traitements des effluents collectifs

En matière d’assainissement collectif, il existe différents procédés de traitement.

Les stations à boues activées

Pour des collectivités importantes, les stations à boues activées sont les plus utilisées.

Illustration réalisée par notre partenaire, le SDEA, syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle.

Eaux de Vienne – Siveer exploite la station d’épuration de Châtellerault qui peut, à elle seule, traiter les effluents de 93 000 équivalents habitants.

Lagunes, filtres à sables, disques biologiques et filtres plantés de roseaux

En milieu rural, on utilise différents procédés : le lagunage naturel, les filtres à sable, les disques biologiques et les filtres plantés de roseaux. La station d’épuration à filtres plantées de roseaux de l’Isle Jourdain, exploitée par Eaux de Vienne – Siveer, a une capacité de traitement de 2 500 équivalents habitants.

Traitements particuliers

A côté de ces procédés courants, il existe des traitements plus particuliers. C’est le cas de Gençay et des Trois Moutiers, où ont été construites des stations de type Organica. Ces stations associent un traitement classique par boues activées à un traitement par les plantes, sous serre.

Autre technique : Les stations de Vivonne et Civray possèdent un procédé innovant de séchage solaire des boues. Ce procédé est à la fois écologique et économique. Écologique parce qu’il permet de manière naturelle de réduire le volume de boues. Économique puisqu’il y a moins de boues à transporter après traitement. Les boues séchées obtenues sont ensuite valorisées en agriculture.

Les traitements des effluents non collectifs

Dans certaines zones où les réseaux de collecte sont inexistants, un assainissement non collectif est mis en place.

Ce procédé se compose d’un pré-traitement, assuré généralement par une fosse toutes eaux, suivi d’un dispositif de traitement permettant l’élimination de 70% des polluants restants.

  • La fosse est destinée à retenir les matières solides et les déchets flottants et à liquéfier les matières polluantes.
  • Les dispositifs de traitement dépendent de la configuration du terrain. Les plus utilisés sont les filtres à sable drainés et non drainés ainsi que les tranchées d’épandage. Lorsque la surface du terrain est trop réduite, on peut avoir recours à une filière dite compacte ou une micro station ayant reçu un agrément du ministère de l’écologie et du développement durable.